Cette recette de plat paysan oubliée crée la surprise, Laurent Mariotte dévoile pourquoi elle fait mieux que le gratin dauphinois !

Passionnés de cuisine française et amateurs de traditions culinaires, préparez-vous à être conquis par une recette de plat paysan oubliée mais ô combien réconfortante.

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Vous connaissez sans doute le gratin dauphinois, cette merveille de la gastronomie française qui fait saliver mais qui pèse lourd sur l’estomac. Mais connaissez-vous son cousin oublié, le plat paysan ? Laurent Mariotte vient de remettre en lumière un trésor culinaire qui mérite qu’on s’y attarde : les pommes de terre boulangères.

Cette recette de plat paysan, on la doit à l’ingéniosité de nos ancêtres. Sans lait, sans crème, juste des pommes de terre, des oignons et du bouillon. Le tout mijote doucement comme autrefois, quand les ménagères glissaient leurs plats dans le four du boulanger après la cuisson du pain. Une tradition qui nous rappelle cette époque où la communauté faisait force commune.

Ce qui frappe d’emblée avec cette recette de plat paysan, c’est sa simplicité déconcertante. Deux ingrédients principaux suffisent pour créer ce petit miracle de réconfort qui vous ramène direct aux souvenirs d’enfance. Et le plus beau dans tout ça ? Cette alternative au gratin dauphinois vous évite la lourdeur tout en gardant cette saveur authentique qui fait mouche à chaque fois.

Un plat paysan remis au goût du jour

L’histoire de ce plat paysan commence au XVIIIᵉ siècle, quand la pomme de terre faisait encore ses premiers pas dans nos campagnes. Antoine-Augustin Parmentier avait beau vanter les mérites de ce tubercule, nos ancêtres ont surtout fait preuve d’un sacré sens pratique : pas de four à la maison ? Pas de problème !

Les villageois avaient trouvé la parade. Direction le boulanger avec leurs préparations sous le bras. Une fois le pain sorti, hop, les plats prenaient la relève dans la chaleur résiduelle. Pendant que les paysans trimaient aux champs, leurs pommes de terre mijotaient tranquillement chez le boulanger. D’où ce nom de « boulangères » qui colle encore aujourd’hui à cette recette de plat paysan.

Un plat paysan remis au goût du jour
Un plat paysan remis au goût du jour

Et c’est là que Laurent Mariotte entre en scène. L’animateur de « Petits plats en équilibre » sur TF1 a eu cette excellente idée de ressortir cette pépite culinaire des tiroirs. Pour fêter les vingt ans de son CAP cuisine, il a choisi de remettre en avant ce plat « ultra réconfortant » qu’il avait découvert à l’époque.

On comprend pourquoi cette recette de plat paysanfait son grand retour. Entre l’envie de retrouver du fait-maison et le besoin de se serrer la ceinture, les pommes boulangères cochent toutes les cases : authentiques, économiques et diablement efficaces pour réchauffer les cœurs.

Les étapes simples pour réussir les pommes boulangères

Laurent Mariotte ne s’y trompe pas : pour ce plat paysan authentique, tout se joue dans le choix des pommes de terre. Les variétés à chair ferme, c’est la base absolue.

La découpe, c’est un art en soi. On sort la mandoline et hop, des tranches régulières de 2-3 mm d’épaisseur. Pendant ce temps, les oignons s’émincent finement avant de fondre doucement dans un mélange beurre-huile. Cette étape, on ne la bâcle pas : des oignons bien confits, c’est la signature du plat.

Côté préparation du plat, le rituel est immuable. Une gousse d’ail pour frotter le plat à gratin, puis on beurre sans compter. Vient ensuite le montage en couches alternées : pommes de terre, oignons confits, et on recommence. L’astuce qui change tout ? Assaisonner chaque couche au fur et à mesure.

Pommes boulangères
Pommes boulangères

L’arrosage demande de la finesse : le bouillon chaud – volaille ou légumes au choix – doit arriver juste à hauteur des pommes de terre. On glisse un bouquet garni au centre pour parfumer l’ensemble, et c’est parti pour la cuisson.

À 180°C, comptez entre 1h et 1h15. Pendant que ça mijote, un petit coup de spatule de temps en temps pour faire remonter les sucs. Le résultat final ? Des pommes de terre fondantes, légèrement dorées, avec un bouillon presque entièrement absorbé.

Contrairement au gratin dauphinois et sa richesse en produits laitiers, cette version mise tout sur la saveur pure des légumes et du bouillon. C’est ça, la magie des pommes boulangères.

Pourquoi c’est mieux que le gratin dauphinois

On ne va pas se mentir, le match n’est même pas serré ! Ces pommes boulangères surclassent leur cousin dauphinois sur bien des points, et Laurent Mariotte a mille fois raison de les remettre à l’honneur.

D’abord, côté digestion, c’est le jour et la nuit. Fini les lourdeurs d’estomac après un gratin trop riche ! Ici, le bouillon remplace avantageusement la crème, et croyez-moi, on n’y perd rien en saveur. Au contraire, les oignons confits apportent cette petite douceur caramélisée qui fait toute la différence.

L’autre avantage, et pas des moindres, c’est le porte-monnaie qui dit merci. Quelques pommes de terre, des oignons, du bouillon… on est loin du budget crème fraîche et gruyère du gratin classique ! Particulièrement appréciable quand tout augmente, si vous voulez mon avis.

Les pommes boulangères mieux que le gratin dauphinois selon Laurent Mariotte
C’est mieux que le gratin dauphinois

Mais ce qui m’épate le plus, c’est cette texture unique que Laurent Mariotte décrit si bien. Contrairement au gratin dauphinois qui forme une masse crémeuse uniforme, les pommes boulangères gardent l’identité de chaque ingrédient tout en créant une harmonie parfaite. Le bouillon a eu le temps d’imprégner chaque lamelle, le bouquet garni parfume l’ensemble… c’est du grand art !

Sans compter la polyvalence du plat : on peut y glisser des herbes de saison, varier les bouillons selon l’humeur, même ajouter quelques lardons pour les carnivores. Une adaptabilité que n’offre pas le gratin dauphinois, plus figé dans ses traditions.

Conclusion

Au final, cette histoire de pommes boulangères nous en dit long sur notre époque. On court après des recettes compliquées, on accumule les ingrédients exotiques, et pendant ce temps, nos grand-mères avaient déjà tout compris. Avec trois fois rien, elles créaient des merveilles.

Laurent Mariotte a eu raison de remettre cette recette de plat paysan sur le devant de la scène. Parce qu’au-delà de la simplicité, il y a cette notion de partage qui nous manque cruellement aujourd’hui. Ces plats qui mijotaient dans le four du boulanger, c’était tout un village qui se retrouvait autour de la même chaleur.

Plat de pommes de terre boulangère maison

Cette redécouverte tombe à pic, d’ailleurs. Les Français cherchent du sens dans leur assiette, ils veulent du vrai, de l’accessible. Et cette recette de plat paysan coche toutes les cases : économique, savoureuse, et chargée d’histoire.

Alors la prochaine fois que vous aurez envie de réconfort, pensez aux pommes boulangères. Elles vous rappelleront que les meilleures choses de la vie sont souvent les plus simples. Et qui sait ? Peut-être que cette tradition retrouvera sa place dans nos cuisines modernes, comme un petit clin d’œil à ceux qui nous ont précédés.

Source : Laurentmariotte.com