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En plein hiver, je rêve d’iode et de lumière sur l’eau. La question, au moment de réserver : peut-on choisir une croisière éthique sans se raconter d’histoires ? En 2026, les engagements sont partout. Mon idée : garder le plaisir et vérifier le concret.
À bord, la durabilité se voit dans les gestes du quotidien
Les engagements sérieux se jouent dans les déchets, le plastique, l’eau et le gaspillage. Une croisière durable commence par une organisation pensée pour que l’effort ne repose pas sur vous. C’est là que la croisière éthique se révèle.
Je regarde ce qui se voit au bar, au buffet, dans la cabine. Moins de jetable, moins de mini-formats, plus de réutilisable : ces détails valent mieux que les grandes promesses. Ils rendent le “responsable” palpable.

Sur certaines compagnies, la logique de durabilité repose sur le tri des déchets et la suppression progressive d’objets à usage unique. Moins de dosettes, moins de mini-flacons : ce n’est pas spectaculaire, mais c’est le détail qui compte.
Nourriture et gaspillage : moins d’excès, plus de qualité
La croisière a longtemps flirté avec l’abondance. Aujourd’hui, une croisière éthique cherche l’équilibre : du plaisir, oui, mais moins de pertes. C’est aussi une autre idée du luxe.
Menus plus saisonniers, portions mieux ajustées, stocks mieux gérés : le changement se repère vite. Le but n’est pas de vous priver, mais de limiter les restes. Et quand c’est bien fait, on mange souvent mieux.
L’ADEME rappelle que la mobilité pèse très lourd dans l’impact environnemental du tourisme. Réduire le gaspillage à bord ne règle donc pas tout, mais ça compte, et cela va dans le sens d’un luxe plus juste.
Le GNL : progrès technique, mais vigilance climatique
Le GNL, ou gaz naturel liquéfié, est devenu un argument phare. Je garde une règle simple : “moins polluant” ne veut pas dire “écologique”. Une croisière éthique se juge sur la transparence.
Oui, le GNL peut réduire certaines émissions polluantes. Mais il y a un point de vigilance : les fuites de méthane, un gaz très puissant pour le réchauffement climatique. Ici, ce qui compte, c’est ce qu’on vous explique, sans vernis.
Des études en conditions réelles sur des navires en Méditerranée ont mesuré ces émissions, appelées “methane slip”. Ces données aident à comprendre ce qu’on gagne, et ce qu’on doit encore surveiller.
L’éthique se joue aussi à terre, pendant les escales
On parle beaucoup du navire, moins des villes qui le reçoivent. Pourtant, une croisière éthique se mesure aussi à son impact sur les territoires : saturation, pollution locale, retombées économiques inégales. Les escales sont un vrai test.

Si vous envisagez de partir en croisière en Méditerranée, le choix des excursions devient central. Une “mauvaise” excursion vous dépose au même endroit que tout le monde, au même moment, avec une course contre la montre. Une “bonne” vous laisse marcher, respirer, et soutenir des acteurs locaux.
Conclusion
Je préfère être honnête : une croisière parfaitement neutre, je ne sais pas. Et le mot “éthique” n’est pas un label unique, ce qui oblige à lire entre les lignes. En revanche, une croisière éthique peut être crédible si elle combine actions visibles, transparence sur ses limites, et respect des territoires.
Mon conseil, en 2026 : regardez au-delà des slogans. Appuyez-vous sur des sources indépendantes, comme la stratégie climatique du transport maritime ou les enjeux environnementaux du tourisme aujourd’hui. Et gardez cette idée : voyager autrement ne signifie pas renoncer au plaisir, le choisir avec un peu plus de conscience.
