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Ce pays nordique remet en avant une idée qui intrigue : prescrire des voyages pour aller mieux. Sur le site de Visit Sweden, cela s’appelle “The Swedish Prescription”. La promesse tient en trois mots : nature, culture, lien social.
Je préfère vous le dire tout de suite. C’est une campagne touristique assumée, inspirée par les prescriptions nature et le “social prescribing”. Ce n’est ni une politique de santé, ni une prise en charge. Mais le sujet est utile, parce qu’il parle d’un besoin très actuel : récupérer, sans se raconter d’histoires.
The Swedish Prescription : une ordonnance symbolique, très encadrée
Le principe est simple. Vous téléchargez un document, vous le montrez à votre médecin, et vous pouvez lui demander une recommandation de séjour en Suède, avec des activités suggérées. Le décor est celui qu’on imagine : forêts, lacs, archipels, parcs nationaux. Au passage, Visit Sweden insiste aussi sur des rituels de vie plus lents, comme le fika.
Pour visualiser, imaginez une “ordonnance” version week-end : marche longue en forêt, sauna puis bain froid, puis fika et musée à votre rythme. L’idée, c’est de prescrire des voyages qui remettent du souffle et un tempo plus doux. Et la limite est nette : rien n’est obligatoire, rien n’est remboursé, et les voyages ne sont pas subventionnés.
Pourquoi prescrire des voyages ça résonne autant
En janvier, beaucoup ont encore la sensation d’être restées en “mode accéléré”. Charge mentale, sommeil fragile, hyperconnexion qui colle aux doigts. Dans ce contexte, l’idée qu’un médecin puisse prescrire des voyages, même symboliquement, ressemble à une permission. C’est doux, et ça explique le buzz.
C’est aussi le moment où l’on redécouvre le “social prescribing”, cette approche où l’on oriente vers des activités qui soutiennent la santé : sorties, culture, sport doux, lien social. Et cela peut se décliner près de chez vous, surtout si vous cherchez à voyager en Europe sans vous ruiner.
Ce que dit la science sur les “prescriptions nature”
Je reste prudente : la forêt ne remplace pas un suivi médical quand il est nécessaire. Mais la recherche s’y intéresse sérieusement. Une revue systématique publiée dans The Lancet Planetary Health (Nguyen et al., 2023) associe les “nature prescriptions” à des bénéfices sur certains paramètres, comme la tension artérielle, des symptômes dépressifs et l’activité physique. Les résultats varient selon les études, et c’est important de le garder en tête.
Si vous voulez lire le détail, l’étude détaille ces effets. Le point clé, c’est le cadre : fréquence, accompagnement, réalité du quotidien. Une marche isolée ne fait pas de miracles, mais un rituel régulier peut changer l’humeur et l’énergie.
Alors, faut-il “se faire prescrire” la Suède ?
Si le concept vous attire, gardez le bon angle : prescrire des voyages sert surtout à poser une intention. Reprendre soin de vous par l’environnement, le mouvement, la culture, le lien social. Vous pouvez en parler à votre médecin, comme vous parleriez de stress ou de sommeil, et voir ce qui est réaliste pour vous.

Deux repères évitent les déceptions. Vous êtes dans le bon esprit si vous cherchez une pause structurée et une vraie déconnexion. Vous êtes dans un faux espoir si vous attendez un remboursement ou une solution médicale à elle seule. Et si la Suède n’est pas votre option, l’idée se décline : une escapade soleil type destination à 25 degrés toute l’année, quand la lumière change tout.
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