Le petit dernier ou l’aîné ? Découvrez quel est l’enfant préféré des parents, selon cette étude !

Une vaste analyse scientifique montre que le favoritisme parental existe parfois, souvent de façon inconsciente. Voici ce que l’étude révèle, avec les nuances utiles.

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Existe-t-il vraiment un enfant préféré des parents ? La question peut gêner, tant l’amour parental est censé être le même pour chacun. Pourtant, une vaste analyse publiée en 2025 suggère que les pères et les mères peuvent parfois traiter leurs enfants différemment, sans nécessairement en avoir conscience.

Cette différence ne signifie pas qu’un enfant est davantage aimé qu’un autre. Elle peut prendre des formes plus discrètes : plus de liberté accordée à l’un, davantage de proximité émotionnelle avec l’autre, des attentes différentes ou un soutien matériel inégal. Des écarts qui peuvent peser sur la relation entre frères et sœurs.

L’étude, relayée par l’American Psychological Association et publiée dans la revue Psychological Bulletin, rassemble les résultats de nombreuses recherches menées sur les relations entre parents et enfants. Les scientifiques ont examiné l’influence du rang de naissance, du genre et de certains traits de personnalité sur les comportements parentaux.

L’enfant préféré des parents : pas toujours le petit dernier

L’image du benjamin chouchouté ne résume pas toutes les familles. Les résultats de cette méta-analyse montrent surtout que le traitement parental varie selon ce que l’on mesure : affection, contrôle, autonomie ou investissement au quotidien.

L'enfant préféré des parents
L’enfant préféré des parents

Les aînés semblent notamment recevoir davantage d’autonomie. Cela peut s’expliquer par leur âge, mais aussi par la place particulière qu’ils occupent dans la famille : ils ont été les premiers enfants, ont souvent connu leurs parents dans une autre période de vie et peuvent se voir confier plus de responsabilités.

L’étude observe aussi que les filles reçoivent, en moyenne, un traitement plus favorable que les garçons dans certains domaines. Ce constat reste statistique : il ne permet pas de prédire ce qui se passe dans un foyer précis, ni de réduire les liens familiaux à une règle toute faite.

La personnalité compte également. Les enfants jugés plus agréables, coopératifs ou consciencieux tendent à susciter moins de tensions et à recevoir des réactions parentales plus positives. Ce mécanisme ne dit rien de leur valeur : un enfant plus anxieux, impulsif ou opposant a surtout besoin d’un accompagnement adapté, pas d’être comparé à son frère ou à sa sœur.

À quoi ressemble le favoritisme parental au quotidien ?

Le favoritisme parental n’est pas toujours visible. Il ne se résume pas aux cadeaux ou à l’attention donnée lors des repas de famille. Il peut apparaître dans de petites habitudes répétées : se montrer plus patient avec un enfant, le consulter davantage, lui laisser plus de marge de manœuvre ou, au contraire, lui imposer un contrôle plus fort.

Les besoins des enfants ne sont évidemment pas identiques. Traiter chacun équitablement ne veut donc pas dire faire exactement la même chose pour tous. Un adolescent peut avoir besoin de davantage d’autonomie, un plus jeune de temps rassurant, et un enfant traversant une difficulté d’un soutien renforcé. Le problème apparaît lorsque les différences deviennent durables, incomprises et vécues comme injustes.

Dans certaines familles, ces dynamiques se prolongent à l’âge adulte, notamment au moment d’aider financièrement un enfant, de demander davantage de services à un autre ou de gérer les relations avec les petits-enfants. Les comparaisons peuvent alors raviver des blessures anciennes.

Quels effets sur les frères et sœurs ?

Se sentir moins considéré qu’un frère ou une sœur peut nourrir de la jalousie, un sentiment d’injustice ou une perte de confiance en soi. Chez certains enfants, cela peut aussi renforcer la rivalité fraternelle et compliquer le dialogue à la maison. Ces réactions dépendent de l’intensité des différences, de leur durée et du climat familial global.

Le favoritisme parental
Le favoritisme parental

L’enfant perçu comme le « chouchou » n’est pas forcément épargné. Il peut ressentir une forte pression pour répondre aux attentes parentales, culpabiliser face à sa fratrie ou craindre de décevoir. Être placé sur un piédestal n’aide pas toujours à construire une relation apaisée avec les autres.

Il faut aussi éviter les raccourcis. Une dispute entre enfants ou une préférence exprimée ponctuellement ne suffit pas à parler de favoritisme installé. Ce qui compte est la répétition d’un déséquilibre et la manière dont chacun le ressent.

Comment éviter de renforcer les différences entre ses enfants ?

Prendre conscience de ses automatismes est déjà une démarche utile. Beaucoup de parents se sentent naturellement plus à l’aise avec un enfant dont le tempérament ressemble au leur, ou avec celui qui demande le moins d’énergie au quotidien. Le reconnaître ne fait pas de vous un mauvais parent : cela permet d’ajuster plus sereinement certaines attitudes.

Quelques repères peuvent aider : prévoir des moments individuels avec chaque enfant, éviter les comparaisons, expliquer les décisions qui semblent inégales et valoriser les qualités propres à chacun. Une règle différente peut être comprise si elle est cohérente avec l’âge et les besoins de l’enfant.

Le favoritisme parental est difficile à éviter
Le favoritisme parental est difficile à éviter

Lorsque les tensions s’installent, un échange calme peut ouvrir la voie. Dire « je comprends que tu aies eu l’impression que j’étais plus disponible pour ton frère » est souvent plus constructif que de nier son ressenti. Si le conflit familial devient trop lourd, en parler avec un professionnel peut offrir un espace neutre à chacun.

L’équité compte plus que l’égalité parfaite

Dans une famille, l’attention ne se répartit jamais de manière parfaitement identique. Les âges, les personnalités et les périodes de vie changent. L’essentiel est que chaque enfant puisse se sentir aimé, écouté et reconnu dans sa singularité.

Cette étude ne désigne donc pas un profil universel d’enfant préféré des parents. Elle rappelle plutôt une réalité nuancée : les différences de traitement existent, parfois sans intention de blesser. Les regarder en face aide à préserver le lien avec chacun des enfants et à apaiser les rivalités au sein de la fratrie.