Eurovision 2021 : cette vidéo en coulisses a déclenché une véritable tempête et voici ce que l’on sait !

Une victoire italienne, une France tout près, puis une vidéo en Green Room qui enflamme les réseaux. Retour factuel sur la polémique Måneskin et la conclusion officielle.

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En mai 2021, Rotterdam vibre encore de lumière et d’adrénaline. L’Eurovision couronne Måneskin, et la France retient son souffle avec Barbara Pravi, dans une soirée où la musique rassemble l’Europe devant un même écran. On entend presque le froissement des drapeaux, les applaudissements qui claquent, et cette tension chic qui fait qu’on n’ose pas cligner des yeux.

Et puis, au milieu des confettis, une image minuscule prend toute la place. Un penchement sur une table, une caméra qui s’attarde, et Internet s’emballe. Une rumeur éclair s’invite à la fête, comme si une finale ne pouvait pas rester simplement… une finale.

Une finale brillante, des chiffres qui parlent

Le 22 mai 2021, Måneskin gagne l’Eurovision avec “Zitti e buoni” et 524 points. Barbara Pravi, avec “Voilà”, termine deuxième avec 499 points. L’écart est net, et il suffit d’y repenser pour sentir ce mélange de fierté et de frustration qui colle aux grands soirs.

Dans la salle, l’adrénaline se voit dans les mains qui se serrent et les sourires un peu trop larges. La Green Room, plus intime, est filmée au millimètre, et chaque geste devient un “moment”. C’est aussi ce qui explique la suite.

Car au lieu de ne parler que de performance et de votes, le récit bascule. La soirée musicale se retrouve concurrencée par une micro-séquence de coulisses, plus virale que n’importe quel refrain.

La séquence en Green Room : quand l’image devient soupçon

On voit Damiano David, le chanteur de Måneskin, penché vers une table dans la Green Room. La lumière est crue, la réalisation cherche des réactions, et ce geste, attrapé trop vite, devient “interprétable”. La Green Room sous surveillance se transforme en terrain d’enquête improvisée.

En quelques heures, certains internautes évoquent une consommation de drogue. Captures d’écran, ralentis, commentaires en chaîne : la rumeur vit sa propre vie, plus rapide qu’une mise au point. La question s’installe, simple : qu’a-t-on vraiment vu ?

Je préfère être nette : une vidéo virale n’est pas une preuve. L’Eurovision bascule du glamour au soupçon en une nuit, simplement parce qu’une image laisse trop de place à l’imaginaire.

Démenti, test, conclusion : la réponse officielle

Face aux accusations, Damiano David dément fermement. Il affirme ne pas consommer de drogue et se dit prêt à se soumettre à un test : à ce moment-là, on passe de la rumeur au cadre officiel.

Le 24 mai 2021, l’Union européenne de radio-télévision, organisatrice de l’Eurovision, annonce que le chanteur a passé un test antidrogue avec un résultat négatif. L’organisation indique aussi avoir analysé les images dans leur contexte, comme le rapporte The Guardian.

Ce qui est établi tient en trois points : démenti, test, résultat négatif communiqué par l’organisation. Sur le plan journalistique, c’est un point final, même si le bruit continue de circuler, surtout quand il touche à la musique et à l’image publique.

Pourquoi cette polémique a autant marqué

D’abord parce que l’Eurovision est un concours d’images autant que de chansons. Tout est filmé, commenté, partagé, et une seconde floue peut fabriquer un récit parallèle, plus simple que la réalité.

Ensuite, parce que les réseaux sociaux fonctionnent comme un tribunal instantané : ils aiment le court, le clair, le choquant. Une séquence remplace un article complet, l’émotion passe devant la vérification, et la nuance arrive quand l’opinion a déjà choisi.

Enfin, parce que Måneskin incarne une victoire rock, explosive, qui bouscule l’idée de la musique “sage” de concours. Ce contraste nourrit des fantasmes, alors qu’il ne prouve rien, et rappelle une chose : le style n’est pas un argument.

Conclusion

Avec le recul, je garde l’image des confettis au sol pendant que les téléphones vibrent déjà. L’Eurovision 2021 a offert une finale forte, et une polémique née d’un plan caméra trop court pour être limpide. Les faits, eux, sont sourcés : démenti, test, résultat négatif confirmé par les organisateurs et relayé par des médias de référence comme Variety.

Les faits, rien que les faits. Et c’est peut-être la petite ironie de cette édition : une chanson gagne en trois minutes, une rumeur tente de prendre la scène en trois secondes.