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Vous ouvrez une boîte de thon sans y penser. C’est pratique, protéiné, facile à glisser dans une salade ou des pâtes. Et, soyons honnêtes, ça sauve plus d’un dîner de semaine.
Depuis la publication relayée par 60 Millions de consommateurs, je regarde ce produit autrement. Pas pour paniquer, mais pour comprendre. Et ajuster, si besoin, quelques habitudes.
Ce que révèle l’enquête sur le mercure dans le thon en conserve
L’alerte vient d’analyses menées sur 148 boîtes de thon achetées dans de grandes enseignes de cinq pays européens. D’après la synthèse publiée par Top Santé, l’enquête évoque la présence de méthylmercure dans les références testées, avec des niveaux très variables selon les produits.. Toujours selon cette source, 57 % des boîtes dépasseraient la limite la plus stricte citée à 0,3 mg/kg, et 10 % dépasseraient le seuil réglementaire de 1 mg/kg mentionné dans l’article.

Le chiffre qui marque les esprits est aussi celui d’un “pic” mesuré à 3,9 mg/kg dans une référence attribuée à Petit Navire (Carrefour City), toujours d’après la même publication. Si vous aimez les comparatifs conso, je vous remets ici un exemple du ton habituel du magazine via ce papier : 60 Millions de Consommateurs.
Pourquoi le thon est plus concerné que d’autres poissons
Le point clé, c’est la place du thon dans la chaîne alimentaire. Plus un poisson est “prédateur”, plus il peut accumuler certains contaminants au fil du temps. C’est exactement ce que rappelle l’Anses : la contamination varie selon les espèces et tend à être plus élevée chez les poissons prédateurs.
L’Anses précise aussi que la consommation de poisson est la principale source d’exposition alimentaire au méthylmercure. Et que des adultes ou enfants très réguliers de poissons prédateurs sauvages peuvent dépasser la dose hebdomadaire tolérable définie par l’EFSA.
Et parce qu’on me pose souvent la question, non, l’idée n’est pas de “rayer le poisson”. L’enjeu, c’est l’arbitrage entre bénéfices nutritionnels et exposition, surtout dans certaines périodes de vie. Dans le même esprit “tests et décryptages du quotidien”, je vous laisse aussi cette lecture : 60 Millions de consommateurs lance une alerte inquiétante.
Femmes enceintes, enfants : les repères qui comptent vraiment
Je préfère être très claire. Les recommandations les plus strictes concernent en priorité les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants en bas âge. L’Anses recommande, pour ces publics, de limiter les poissons prédateurs sauvages (dont le thon) et d’éviter certains “grands prédateurs” très contaminés. Pour le reste de la population, l’Anses rappelle un repère simple : manger du poisson deux fois par semaine, en alternant un poisson gras riche en oméga-3 et un autre poisson, tout en diversifiant espèces et lieux d’approvisionnement.

À l’échelle européenne, l’EFSA expliquait encore le 12 février 2026 que beaucoup d’autorités nationales recommandent 1 à 2 portions par semaine pour les espèces qui ont les limites maximales de mercure les plus élevées, et davantage pour les espèces à limites plus basses.
Si vous aimez avoir les sources, voici deux liens experts utiles : Anses, méthylmercure et poissons et EFSA, enquête UE sur les conseils mercure. Et si vous voulez rester dans l’univers “comparatifs qui piquent un peu”, cette étude de 60 Millions de consommateurs illustre bien la logique “tests, notes, ingrédients”.
Concrètement, comment ajuster sans se compliquer la vie
Premier réflexe : jouez la carte de la variété. Alternez thon, sardines, maquereaux, hareng, saumon, cabillaud, colin… C’est la recommandation la plus robuste, parce qu’elle dilue le risque et garde les bénéfices.
Deuxième réflexe : si vous êtes enceinte, si vous allaitez, ou si vous cuisinez souvent pour de jeunes enfants, je vous conseille de suivre au plus près les repères Anses sur les poissons prédateurs. Ce n’est pas glamour, mais c’est protecteur.
Troisième réflexe : gardez en tête que “conforme” ne veut pas dire “identique”. L’enquête relayée évoque des écarts selon zones de pêche, espèces et âge du poisson, ce qui explique pourquoi deux boîtes peuvent raconter deux histoires très différentes.
Enfin, si vous aimez les alternatives “prêtes en 5 minutes”, je note que 60 Millions de consommateurs publie aussi des sélections à petit budget sur d’autres produits du quotidien, comme dans 60 Millions de consommateurs dévoile la meilleure soupe à moins de 5 euros.
Conclusion
Je ne crois pas aux listes d’aliments “interdits”. Je crois aux repères simples, répétés, et à une consommation moins automatique. Si 60 Millions de consommateurs a le mérite d’installer le sujet sur la table, la meilleure réponse, au quotidien, ressemble souvent à ça : varier, modérer quand il le faut, et rester attentive aux recommandations officielles.
