On vous promet 98 % de sommeil en mieux, les 10 choses à éviter avant de se coucher pour mieux dormir !

Un chiffre choc circule sur le sommeil. Je le remets en perspective et je vous donne 10 “stop” du soir, plus une routine concrète pour mieux dormir et avoir un meilleur sommeil dès ce soir.

Voir Ne plus voir le sommaire

Eviter 10 choses avant de se coucher ferait dormir 98 % mieux, l’idée derrière la formule est juste : vos habitudes du soir pèsent lourd sur la qualité de votre sommeil. Si vous voulez mieux dormir, je vous propose de garder le meilleur de cette liste, sans tomber dans la culpabilité.

Le sommeil n’est pas qu’une histoire de volonté. Il dépend de votre horloge biologique, de la lumière, de la température, du stress, et de petits détails très concrets. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut améliorer beaucoup de choses, sans tout révolutionner. Et souvent, ce sont les changements les plus simples qui tiennent dans la durée.

Le “98 % mieux” est impossible à promettre, mais votre soirée peut devenir un vrai tremplin

Je préfère vous le dire franchement : personne ne peut garantir un gain “en pourcentage” sur votre sommeil, parce que chaque organisme réagit différemment. Votre nuit dépend aussi de votre charge mentale, de votre santé, de vos horaires et parfois de facteurs médicaux.

Femme qui regarde son smartphone avant de dormir
Eviter les écrans pour un meilleur sommeil

Mais on sait que l’obscurité favorise la sécrétion de mélatonine, et que la lumière peut la freiner, ce qui influence l’endormissement. C’est expliqué très clairement par l’Inserm : la mélatonine est produite dans l’obscurité et sa synthèse est inhibée quand la rétine perçoit la lumière.

Quand je parle d’avoir un meilleur sommeil, je vise quelque chose de très concret. Moins de temps à tourner dans le lit. Moins de réveils qui vous laissent groggy. Un réveil un peu plus “clair”, même si la journée est chargée. L’objectif n’est pas la nuit parfaite, c’est la nuit qui vous aide à vivre.

Les 10 choses à éviter avant de se coucher pour un meilleur sommeil

  1. La caféine tardive, même si vous “pensez que ça ne vous fait rien”. La caféine est un stimulant, et elle peut rester active longtemps, ce qui décale l’endormissement chez beaucoup de personnes. Si vous êtes sensible, une simple tasse en fin d’après-midi peut suffire à compliquer la soirée. Testez une semaine “plus tôt dans la journée”, c’est souvent révélateur. Et si vous voulez mieux dormir, c’est l’un des réglages les plus rentables.
  2. Les gros apports de sucre ou de glucides juste avant le lit. L’idée n’est pas de diaboliser un dessert, mais d’éviter le grignotage sucré automatique. Certaines personnes ressentent un yo-yo d’énergie qui n’aide pas à s’apaiser. Si vous avez faim, une collation légère et plutôt protéinée peut être plus confortable. En cas de réveils nocturnes fréquents, un avis médical est utile.
  3. La chambre “fourre-tout” qui devient mentalement bruyante. Ce n’est pas du minimalisme instagrammable, c’est du bon sens : le désordre attire l’œil et peut maintenir un fond de tension. Rangez à minima ce qui vous saute au visage, sol, chaise, table de nuit. Votre cerveau adore les signaux simples. Et vous lui envoyez un message clair : ici, on se repose.
  4. Le lit inconfortable, ou le matériel qui vous “réveille” sans que vous le réalisiez. Un matelas trop creusé, un oreiller qui casse la nuque, des draps rêches, tout ça peut fragmenter la nuit. Je ne vous dis pas d’acheter un matelas hors de prix. Mais parfois un bon surmatelas, un oreiller adapté, ou une couette plus appropriée suffit à relancer la machine. Si vous cherchez des repères concrets, ce guide pour bien dormir aide à faire des choix plus malins.
  5. Trop de lumière, surtout en fin de soirée. La lumière envoie un signal de “jour” à votre horloge interne. L’Inserm rappelle bien que la mélatonine est liée à l’obscurité, et que la lumière peut l’inhiber. Baissez l’intensité, privilégiez des lampes douces, et réduisez les sources lumineuses dans la chambre. C’est un détail, mais c’est un détail puissant.
  6. Les écrans au lit, surtout quand vous scrollez “sans fin”. Il y a la lumière, et il y a la stimulation. Une étude publiée dans PLOS ONE a montré que restreindre l’usage du téléphone près de l’heure du coucher pouvait réduire le temps d’endormissement et augmenter la durée de sommeil, chez des personnes avec des troubles du sommeil. Si l’écran est votre doudou moderne, je ne juge pas, je propose juste un compromis : on le sort du lit, et on garde un sas de 30 à 60 minutes. Pour une approche très pratique quand vous voulez dormir plus vite, c’est un point de départ concret.
  7. Les bruits qui “cassent” l’endormissement. Un tic-tac, une notification, une télé dans une autre pièce, même faible, peut gêner certaines phases. Faites le test : coupez tout cinq minutes, écoutez votre environnement, repérez ce que vous pouvez éliminer. Pour le reste, le bruit blanc ou un ventilateur peut aider certaines personnes. L’important est de trouver une ambiance stable.
  8. Une chambre trop chaude. Beaucoup dorment mieux dans un environnement frais, parce que le corps a besoin de faire baisser sa température interne pour faciliter l’endormissement. Les travaux sur l’environnement thermique montrent qu’une chaleur excessive augmente l’éveil et dégrade certaines phases de sommeil. Si vous avez la main sur le thermostat, viser une chambre fraîche est un bon réflexe. Et si vous partagez le lit, jouez sur la literie plutôt que sur des débats nocturnes.
  9. L’exercice intense très tard, ou toute activité qui vous met en “mode performance”. Le sport est excellent, mais sa place dans la journée compte. Si vous finissez la séance en pic d’adrénaline, le corps ne redescend pas toujours assez vite. L’idée n’est pas d’arrêter de bouger, c’est d’anticiper. Une marche douce, des étirements légers, une douche tiède, ça calme sans surstimuler.
  10. Les somnifères en vente libre pris comme une habitude. Je comprends la tentation, surtout quand on traverse une période difficile. Mais l’American Academy of Sleep Medicine rappelle que beaucoup de substances utilisées en automédication ne sont pas démontrées efficaces pour l’insomnie et peuvent présenter un potentiel de risques. Si vous en prenez souvent, ou si vous avez l’impression de “ne plus pouvoir” dormir sans, c’est un signal pour en parler à un professionnel.

La routine du soir qui aide vraiment à mieux dormir, même quand la journée a été longue

Je vous propose une règle simple : créer un sas de décompression, toujours dans le même ordre. Le cerveau aime les scénarios répétitifs, surtout le soir. Vous n’avez pas besoin d’un rituel parfait, juste d’un rituel stable. Et si vous ne tenez pas tous les soirs, ce n’est pas un échec, c’est la vraie vie.

Femme qui fait sa routine du soir pour mieux dormir
La routine du soir qui aide vraiment à mieux dormir

Commencez par baisser la lumière une heure avant le coucher. Puis faites un “reset” express de la chambre : un panier, trois objets à ranger, pas plus. Ensuite, passez en mode calme : lecture papier, musique douce, respiration, ou une douche tiède. Si vous êtes du genre à ruminer, notez trois pensées sur un carnet, comme si vous les déposiez sur le bord de la nuit. Vous gagnez en légèreté, et souvent, vous gagnez en sommeil.

La seconde clé pour avoir un meilleur sommeil, c’est la cohérence. Se coucher et se lever à des horaires très variables brouille les repères, surtout si vous jonglez déjà avec des écrans et du stress. Si vous voulez mieux dormir, visez d’abord la régularité sur trois ou quatre soirs, pas la perfection sur un soir. Et gardez le lit pour dormir, pas pour travailler, pas pour régler votre budget, pas pour refaire la réunion de 15 h. Votre cerveau a besoin d’associer ce lieu au repos.

La petite astuce qui change tout : préparez votre matin la veille. Un café prêt, une tenue simple, un sac bouclé. Ça paraît anodin, mais ça réduit la charge mentale nocturne. Et cette charge mentale, elle adore s’inviter au moment exact où vous éteignez la lumière.

Quand il faut demander de l’aide afin d’avoir un meilleur sommeil

Si vos difficultés durent depuis plusieurs semaines, si vous somnolez dans la journée, si vous ronflez fort avec des pauses respiratoires suspectées, ou si l’anxiété prend toute la place, un avis médical est important. Le sommeil n’est pas un luxe, c’est une fonction vitale. Et parfois, il y a une cause à traiter, pas juste une routine à améliorer. C’est aussi vrai si vous avez augmenté les produits d’aide au sommeil ou l’alcool “pour assommer”, même ponctuellement.

Femme qui demande de l’aide pour avoir un meilleur sommeil
Demander de l’aide pour avoir un meilleur sommeil

Je le dis souvent sans détour : mieux dormir ne doit pas devenir un nouveau sujet de performance. Vous n’avez pas à “réussir” vos nuits comme on réussit une to-do. Votre objectif, c’est le progrès, pas la punition. Et si vous voulez ancrer ces changements dans une démarche globale, je vous renvoie vers la rubrique bien-être, parce que le sommeil est rarement isolé du reste.

En conclusion, oubliez le chiffre magique. Gardez l’idée centrale : votre soirée peut être un terrain d’entraînement très doux. Et si ce soir, vous ne changez qu’une chose, choisissez la plus simple : moins de lumière, moins d’écran dans le lit, et une chambre un peu plus fraîche. Vous verrez, votre nuit vous répond souvent plus vite qu’on ne le croit.