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- > Races de chiens et longévité: ce que la science montre vraiment
- > Les 10 races de chiens qui ont une espérance de vie plus courte
- > 1. Dogue de Bordeaux
- > 2. Lévrier Irlandais
- > 3. Dogue Allemand
- > 4. Saint-Bernard
- > 5. Terre-Neuve
- > 6. Mâtin de Naples
- > 7. Léonberg
- > 8. Boxer
- > 9. Bulldog Anglais
- > 10. Bouledogue Français
- > Conclusion
L’hiver 2026 a cette lumière un peu laiteuse qui rend tout plus doux. On rentre, on secoue un manteau humide, et il y a ce museau qui vient se poser contre la paume. L’odeur de poils mouillés, la chaleur d’un flanc, le petit soupir de contentement. Et, parfois, une pensée qui pique un peu: j’espère qu’il restera longtemps.
Quand on s’intéresse aux races de chiens, on ne cherche pas un verdict. On veut comprendre, se rassurer, faire au mieux. Une grande étude basée sur les données VetCompass du Royal Veterinary College estime l’espérance de vie moyenne des chiens à la naissance à 11,23 ans, avec un léger avantage pour les femelles, selon Scientific Reports en 2022 (l’étude détaillée ici). C’est une moyenne issue de données britanniques, mais elle donne un repère solide.
Races de chiens et longévité: ce que la science montre vraiment
Deux facteurs reviennent souvent, et ils pèsent plus qu’on l’imagine. D’abord, la taille: au sein d’une même espèce, les plus grands ont tendance à vivre moins longtemps, même si les raisons exactes restent discutées. Cela ne veut pas dire “évitez les grands chiens”, mais “anticipez mieux”. Au moment de choisir, cela aide aussi de réfléchir à la meilleure race de chien selon votre quotidien.
Ensuite, il y a le museau. Les chiens brachycéphales, au nez très court, peuvent avoir plus de difficultés à respirer et à réguler la chaleur, surtout quand l’été s’installe. La World Small Animal Veterinary Association met en avant le BOAS et l’enjeu de bien-être dans son dossier officiel (référence WSAVA). C’est aussi ce qui explique pourquoi un simple halètement peut devenir un vrai indicateur de confort.
Les 10 races de chiens qui ont une espérance de vie plus courte
Avant la liste, je pose une nuance qui fait du bien. Les races de chiens donnent des tendances, pas des destins. Le poids, le rythme de vie et le suivi vétérinaire comptent énormément, et c’est plutôt rassurant. Et puis, détail touchant: les chiens ne vivent pas le temps comme nous, comme le rappelle cette analyse sur le fait que les chiens ont une horloge biologique. Ils vivent l’instant, nous aussi, un peu.
1. Dogue de Bordeaux

Pourquoi on en parle souvent? Parce que c’est un grand gabarit, donc un corps très sollicité. À surveiller: fatigue inhabituelle, essoufflement plus rapide, prise de poids qui s’installe doucement. Le geste qui aide: garder un poids stable, bouger un peu chaque jour, et cadrer les contrôles. Et côté tendresse, il y a ces petits signaux qui valent de l’or: les chiens lèchent leurs maîtres pour exprimer leur affection.
2. Lévrier Irlandais

On le trouve magnifique, et il l’est. Mais son gabarit extrême le place souvent dans une zone de vigilance plus élevée. À surveiller: une baisse d’endurance qui s’installe, une boiterie, un souffle plus court après un effort habituel. Le geste qui aide: privilégier une activité régulière mais douce, et consulter si un signe dure plus de 48 heures, sans attendre que ça “passe”.
3. Dogue Allemand

Il est souvent cité autour de 8 à 10 ans, ce qui illustre l’effet “très grande taille”. Ce qui inquiète parfois, ce sont les urgences digestives possibles chez les grands formats. À surveiller: ventre soudain dur et gonflé, agitation, salivation excessive, inconfort net. Le geste qui aide: parler prévention avec le vétérinaire, éviter les excès, et garder un suivi régulier quand le chien avance en âge.
4. Saint-Bernard

On a envie de s’y blottir, mais sa croissance rapide sollicite fortement ses articulations. À surveiller: raideur au lever, difficulté à monter des marches, boiterie qui revient. Le geste qui aide: alimentation adaptée, poids contrôlé, activité modérée et constante. L’idée, c’est de préserver la mobilité longtemps, pour que les balades restent un plaisir et pas une épreuve.
5. Terre-Neuve

Force tranquille, regard doux, présence rassurante. Son grand gabarit implique une attention particulière au cœur et aux hanches. À surveiller: fatigue anormale, essoufflement, baisse d’envie de jouer ou de sortir. Le geste qui aide: une routine stable, une activité régulière sans pics, et des bilans discutés avec le vétérinaire selon l’âge, surtout quand le chien devient senior.
6. Mâtin de Naples
Sa silhouette impressionne, et elle demande méthode. Le poids et la morphologie peuvent peser sur les articulations et parfois sur la respiration. À surveiller: difficulté à se lever, fatigue rapide, frottements cutanés dans les plis. Le geste qui aide: sorties courtes mais fréquentes, confort quotidien soigné, et contrôle du poids sans compromis. C’est simple à dire, plus dur à tenir, mais très efficace.
7. Léonberg

Très sociable, très “chien de maison”, et souvent très proche de ses humains. Son gabarit le place aussi parmi les profils à surveiller. À surveiller: boiterie, souffle plus court, baisse d’endurance progressive. Le geste qui aide: ajuster le rythme dès les premiers signaux et consulter tôt. D’un autre côté, c’est aussi une façon de se sentir fière: vous agissez avant que ça s’installe.
8. Boxer

Il déborde de vie, et c’est contagieux. Certaines sensibilités cardiaques sont évoquées selon les lignées, ce qui justifie un suivi personnalisé, surtout chez les chiens sportifs. À surveiller: essoufflement disproportionné, fatigue, toux persistante. Le geste qui aide: adapter l’intensité des activités, stabiliser le poids, et discuter dépistage avec le vétérinaire. Parfois, le bon choix, c’est simplement de lever le pied.
9. Bulldog Anglais

Ici, le sujet central, c’est la respiration. À surveiller: respiration bruyante, intolérance à l’effort, difficulté à récupérer, surtout par temps chaud. Le geste qui aide: éviter le surpoids, privilégier les heures fraîches, et prendre au sérieux les signes respiratoires. La WSAVA insiste sur l’enjeu de bien-être lié au BOAS dans son dossier officiel (référence WSAVA). Un museau court peut être craquant, mais le confort doit passer d’abord.
10. Bouledogue Français

Il est partout, surtout en ville, et il sait se faire aimer. Mais il peut cumuler proximité affective et contraintes respiratoires, sans parler d’une sensibilité possible à la chaleur. À surveiller: halètement intense, malaise, essoufflement rapide, démangeaisons ou inconfort cutané. Le geste qui aide: gérer la chaleur, stabiliser le poids et parler souvent, simplement, avec votre vétérinaire, comme on le ferait pour d’autres animaux.
Conclusion
On ne choisit pas un chien uniquement pour son espérance de vie. On choisit une présence, un tempérament, un quotidien qui va se tisser, jour après jour. Comprendre les tendances liées aux races de chiens, c’est se donner une boussole, pas une angoisse.
Au fond, la vraie question n’est pas “combien de temps”, mais “dans quel confort”. Si vous retenez un trio simple, gardez celui-ci: poids stable, rythme adapté, suivi régulier. Anticiper, c’est aimer, sans bruit. Et votre chien, lui, le ressent dans les détails, tous les jours.
