Arnaque à la double détente : découvrez le détail qui vous piège pour annuler et comment l’éviter !

Un SMS inquiétant, puis un appel d’un faux conseiller: l’arnaque à la double détente mise sur l’urgence pour vous faire valider une opération. Voici les réflexes. Avec les phrases qui doivent vous alerter.

Voir Ne plus voir le sommaire

Un SMS suffit à planter un doute, colis “bloqué”, amende, paiement “en attente”, proche de l’arnaque au paiement sans contact. Sur le moment, l’arnaque à la double détente paraît banale.

Et pourtant, le scénario est millimétré. D’abord, on vous déstabilise par écrit. Ensuite, on vous appelle pour “vous sauver”, avec une voix calme et des mots de banque. Dans l’arnaque à la double détente, ce n’est pas votre carte qu’on vise d’abord, mais votre validation.

Pourquoi l’arnaque à la double détente marche si bien

Première détente : le SMS. Vous cliquez sur un lien, vous arrivez sur une page qui imite un site officiel, et l’on vous demande une confirmation.

Arnaque à la double
Arnaque à la double

Deuxième détente : l’appel. Un faux conseiller bancaire annonce un débit important “en cours” et vous guide pas à pas. L’entrée est parfois administrative, comme dans l’arnaque aux faux PV, ce qui rend le tout crédible.

Puis vient la phrase qui piège : “validez pour annuler”. On vous demande l’authentification forte, une “clé digitale”, une validation dans l’application. Valider, c’est autoriser. Cybermalveillance.gouv.fr le rappelle: on ne confirme jamais une opération qu’on n’a pas initiée, même si l’on vous dit que c’est pour la bloquer.

Les signaux d’alerte à repérer tout de suite

Premier signal : le rythme. Tout doit se faire “maintenant”. On vous parle de minutes, on vous coupe du recul, et la peur prend le volant. Cette pression est le moteur de l’arnaque à la double détente.

Deuxième signal : la culpabilisation. On vous fait croire que vous avez déclenché le problème, qu’il vise votre compte en banque, et qu’il faut “réparer” au plus vite. Troisième signal: l’isolement, avec des consignes comme “restez en ligne” ou “ne raccrochez pas”.

La Banque de France décrit ces tactiques de manipulation qui poussent à l’action, y compris chez des utilisateurs avertis.

Que faire si vous avez cliqué ou validé

Si vous pensez être tombée dans l’arnaque à la double détente, respirez. Vous reprenez la main en trois gestes: raccrocher, rappeler votre banque via un numéro officiel, conserver les preuves (SMS, captures, heure, numéro).

Un SMS suffit à planter un doute
Un SMS suffit à planter un doute

Ensuite, vous déroulez: signalement, plainte si nécessaire, suivi avec votre banque. Retenez ce “jamais” utile: ne jamais donner de codes, ne jamais installer un outil “de sécurité” demandé par téléphone, ne jamais valider une opération pour “annuler”. Les escrocs utilisent parfois d’autres variantes, proches de l’arnaque aux faux billets. Le décor change, l’intention reste la même.

L’arnaque à la double détente ne teste pas votre intelligence, elle teste votre rythme. Phrase à garder: je raccroche, je rappelle moi-même. Et je ne valide rien que je n’ai pas demandé.