Les signes de la violence
"Vous avez le sentiment d’être victime de violences mais la situation est confuse dans votre esprit ?
Vous n’êtes pas la seule à vous poser des questions. Vous n’êtes pas la seule dans ce cas.
Qu’il s’agisse de votre vie personnelle ou de votre vie professionnelle, qu’il s’agisse de la sphère privée ou de la sphère publique, vous n’êtes pas la seule à être victime de violences.
D’autres femmes, comme vous, ont subi ou subissent des violences, certaines ont choisi de se battre pour s’en sortir.
Soutenues par des associations, dans leur parcours, elles témoignent aujourd’hui sur ce site pour aider d’autres femmes à échapper aux violences qui leur sont faites. Leur parole vous aidera également à :
* comprendre votre situation actuelle * interpréter les signes avant-coureurs * repérer le type de violences dont vous êtes victime.
Les paragraphes suivants vont vous aider à faire un premier point : êtes-vous victime de violences ?
Dans ce cas, quelles sortes de violences subissez-vous ? Il est temps de savoir. Il est temps de parler. Il est temps d’oser demander de l’aide.
Il existe de multiples formes de violences à l’encontre des femmes, parmi lesquelles :
* Les agressions verbales * Les mariages forcés * Les mutilations sexuelles * Les violences au travail * Les violences conjugales * Les viols, agressions sexuelles" (Source : Stop-violences-femmes.gouv.fr)

Zoom de CultureFemme sur les violences verbales
Comme le rappelle le site gouvernemental, qui invite à réagir pour ne pas laisser la violence s’installer : "Les violences verbales s’exercent partout, les femmes en sont souvent les victimes, que ce soit dans la rue, à la maison, au travail, au volant… Elles peuvent être de nature sexiste, raciste, à connotation sexuelle, attaquer l’image du corps, ou faire la part belle aux stéréotypes sexistes. Elles sont d’autant plus dangereuses que, sous couvert d’humour, on en rit et on les banalise. Elles sont pourtant la porte ouverte au non respect et à la dégradation du langage jusqu’à l’insulte et la violence verbale."
Quant à la nécessité de parler ou de témoigner, afin de mettre fin à l’impunité des agresseurs, Stop-violences-femmes rappelle que sortir de l’engrenage de la violence envers les femmes, "c’est un combat de tous les instants, toutes les femmes qui l’ont vécu le savent. Un combat qu’il est quasiment impossible de mener seule." ; d’où cette invite aux victimes ou simples témoins : "Alors parlez. Dites ce que vous savez. Témoignez. A son tour votre parole brisera la chaîne du silence qui profite aux agresseurs. Votre témoignage peut contribuer à sauver des vies. Ne l’oubliez pas."
Quelques numéros utiles
En dehors du SAMU (15), de la gendarmerie (17) ou des pompiers (18), en France, les victimes ou témoins de violences conjugales peuvent appeler le :
* Le 39 19 : Numéro anonyme au coût d’un appel local, il donne accès à des conseillers qui vous donneront des informations sur les démarches à suivre. Le 3919 est un numéro national qui répond du lundi au samedi de 8h à 22h, les jours fériés de 10h à 20h. * Le 119 : Allo Enfance Maltraitée, car les violences conjugales mettent aussi en danger la vie des enfants qui en sont les témoins involontaires, voire aussi les victimes.
Êtes-vous victime de violences ? Le site Stop-violences-femme recense les différentes situations pour vous faire une idée.
>>> Lire aussi : "La honte doit changer de camp"
Retrouvez cet article dans la version magazine de janvier 2011